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Les plantes dépolluantes incontournables pour purifier l’air de votre maison et respirer plus sainement au quotidien

Les plantes dépolluantes incontournables pour purifier l’air de votre maison et respirer plus sainement au quotidien

Les plantes dépolluantes incontournables pour purifier l’air de votre maison et respirer plus sainement au quotidien

Pourquoi miser sur les plantes dépolluantes à la maison ?

Air sec, odeurs de peinture, meubles qui « sentent le neuf », fenêtres rarement ouvertes en hiver… On oublie souvent que l’air intérieur est parfois plus pollué que l’air extérieur. Entre les produits ménagers, les bougies parfumées, les revêtements de sol, les colles, les vernis et la poussière, on respire un cocktail de composés pas toujours très sympathiques pour nos poumons.

Depuis quelques années, on entend beaucoup parler des « plantes dépolluantes ». Certaines fiches promettent monts et merveilles : une simple plante et votre salon deviendrait plus sain qu’un chalet en montagne. Soyons honnêtes : ce n’est pas si simple.

En revanche, bien choisies, certaines plantes peuvent :

Dans cet article, je vous propose une sélection de plantes dépolluantes vraiment intéressantes, avec, pour chacune :

Et surtout, on va replacer leur pouvoir dans le contexte réel d’un appartement ou d’une maison… pas d’un laboratoire ultra-contrôlé.

Plantes dépolluantes : démêler le vrai du faux

Les études les plus souvent citées viennent de la NASA (années 80–90). Elles ont montré que certaines plantes pouvaient absorber des polluants dans des chambres de test fermées, avec un volume d’air réduit et une circulation forcée. Autrement dit : des conditions très loin de votre salon de 30 m².

Ce que l’on peut retenir, en version réaliste :

Sources intéressantes à consulter si le sujet vous passionne :

Avec ces limites en tête, voyons maintenant les plantes les plus intéressantes à intégrer chez vous.

Le pothos (Epipremnum aureum) : le costaud pour débutants

Si vous tuez habituellement les cactus, commencez par le pothos. Cette liane d’intérieur est presque increvable et pousse même avec peu de lumière.

Intérêt dépolluant (d’après les études NASA) :

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À savoir : plante toxique en cas d’ingestion pour les animaux et jeunes enfants. Évitez de la placer à portée de dents.

Le spathiphyllum (fleur de lune) : l’allié des pièces de vie

Le spathiphyllum est souvent mis en avant pour ses propriétés dépolluantes. Les expériences en chambre de test indiquent une capacité d’absorption sur :

Atout bonus : il fleurit régulièrement même en intérieur, avec de belles bractées blanches qui apportent de la lumière à la pièce.

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Attention : légèrement toxique pour les animaux domestiques. Surveillez les chats qui aiment croquer les feuilles.

Le chlorophytum (plante araignée) : championne de la régularité

Le chlorophytum comosum est souvent conseillé pour les cuisines ou les bureaux. Il est particulièrement efficace sur :

Il tolère très bien les écarts d’arrosage et produit de nombreux stolons (petites plantules) qui permettent de le multiplier sans effort.

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Le ficus robusta (caoutchouc) : feuillage XXL, surface utile XXL

Le ficus elastica (ou robusta) est un grand classique des salons. Son intérêt, au-delà de l’esthétique, c’est la surface de ses grandes feuilles cirées, qui offrent beaucoup de surface d’échange air/plante.

Les études lui attribuent une action sur :

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À éviter : les déplacements brusques, les courants d’air froids et l’exposition en plein soleil derrière une vitre l’été.

Le sansevieria (langue de belle-mère) : la minimaliste qui tient (presque) toute seule

Le sansevieria est parfait pour les personnes qui oublient d’arroser. Il supporte très bien la sécheresse et vit longtemps, même dans des coins un peu sombres.

Côté dépollution, on lui attribue une capacité à agir sur :

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Le lierre (Hedera helix) : efficace mais à manipuler avec précaution

Le lierre commun, que l’on trouve facilement en extérieur, est souvent cité pour sa capacité à absorber :

À la maison, on peut le cultiver en suspension ou en pot. Attention cependant à sa toxicité en ingestion.

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Comment organiser vos plantes dépolluantes pièce par pièce

Une plante isolée au milieu d’un salon ne changera pas radicalement la qualité de l’air. En revanche, organiser de petites « zones vertes stratégiques » dans la maison devient intéressant, à la fois pour le moral et pour la qualité de l’air.

Dans le salon

Objectif : limiter les émanations des meubles, textiles, peintures et appareils électroniques.

Combinaisons efficaces :

Astuce pratique : placez les plantes à 1–2 mètres des sources de pollution (meubles neufs, imprimante, télé) pour qu’elles aient accès à l’air ambiant sans être collées aux parois.

Dans la chambre

Ici, l’objectif est surtout le confort respiratoire et un environnement apaisant.

Plantes adaptées :

Évitez de transformer la chambre en jungle si vous avez des allergies ou de l’asthme : trop de pots mal entretenus = moisissures possibles dans la terre. Mieux vaut 2–3 belles plantes bien soignées qu’une dizaine de pots oubliés.

Dans la cuisine

La cuisine concentre vapeurs de cuisson, odeurs et parfois COV issus des produits ménagers.

Plantes utiles :

Astuce : profitez de la cuisine pour combiner dépollution et utilité avec des herbes aromatiques en pot (basilic, thym, ciboulette). Elles ne sont pas officiellement « dépolluantes » au sens des études NASA, mais elles apportent de la verdure, des antioxydants dans l’assiette et vous incitent à cuisiner plus frais.

Dans la salle de bain

Humidité, variations de température, peu de lumière… toutes les plantes n’aiment pas la salle de bain. Mais certaines s’y plaisent vraiment.

Bonnes candidates :

Attention à bien ventiler après la douche pour éviter le développement de moisissures dans le substrat. 5–10 minutes de fenêtre ouverte ou VMC en marche sont indispensables.

Les limites des plantes dépolluantes (et comment les compenser)

Pour respirer vraiment plus sainement au quotidien, les plantes ne sont qu’un maillon de la chaîne. Voici les gestes qui font vraiment la différence et que j’applique chez moi :

Les plantes viennent en complément de ces gestes. Elles ajoutent une couche de filtration biologique, un peu d’humidité et beaucoup de bien-être visuel. C’est ce trio qui, au final, change réellement notre sensation d’air « lourd » ou « étouffant » à la maison.

Par où commencer si vous n’avez aucune plante chez vous ?

Pour ne pas vous décourager dès le départ, je vous conseille ce plan d’action en trois étapes.

Étape 1 : une plante « incassable »

Étape 2 : un petit trio bien pensé

Étape 3 : ajuster selon votre ressenti

L’idée n’est pas de devenir collectionneur, mais de créer un écosystème simple, joli et facile à gérer qui vous aide à respirer un peu mieux chaque jour.

Ranya

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